L’Institut des Sciences de la Terre: Les failles et la subduction

Cet après-midi nous nous sommes rendus à l’Institut des Sciences de la Terre ou nous avons rencontré Anne Replumaz, chercheuse  dans le domaine de la tectonique, qui nous a tout d’abord présenté une de ses expériences pour nous aider à mieux comprendre le fonctionnement des plaques tectoniques puis nous a parlé de son métier, chercheuse, puis de son parcours pour en arriver là.

L’expérience :la modélisation analogique de la formation de failles lors de la subduction.

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Elle consistait à modéliser la croûte terrestre, grâce à du sable qui était placé entre deux plaques de plexiglas.

Un tapis vert était placé à un endroit de l’objet sous le sable et permettait de modéliser la subduction. A l’aide d’un tamis, on saupoudrait de sable pour faire une première couche uniforme.

 

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On ajoute ensuite une couche de sable noir, puis du sable ordinaire, une couche de sable vert, et enfin une énième couche de sable simple : l’alternance des couleurs permet ainsi de suivre les déformations qui apparaissent dans le sable lors du déplacement du tapis vert donc de la subduction.

 

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Nous avons ensuite tourné une manivelle qui entraine le tapis vert, le mouvement mime la subduction et on peut alors remarquer l’apparition de failles. Le sable s’élevait, et donc les deux couches vertes et noir nous indiquaient le sens et la forme des déformations. La subduction entraine donc la formation de cassure appelées failles puis l’épaississement des couches expliquant le relief.

Cette expérience servait à montrer la formation de relief dû au mouvement des continents: la formation de l’Himalaya est expliquée par ce modèle analogique.

Son parcours :

Nous nous sommes ensuite installés dans la cafétéria de l’institut et avons parlé du parcours d’Anne Replumaz

Après avoir passé sa vie de collégienne et de lycéenne à Briançon, elle va passer deux années de classes préparatoire en spécialisation biologie, une matière qui l’a toujours attirée.

Elle entre ensuite à l’Ecole nationale Supérieure de Paris ou elle choisit une spécialisation biochimie puis géologie.

A la fin de ses études, elle fait un stage chez Total puis dans une grande entreprise américaine.

Son parcours équivaut tout de même à un BAC + 8, Anne Replumaz est une chercheuse du CNRS reconnue spécialisée dans la géologie. Elle travaille depuis le début de sa carrière sur l’Himalaya.

La particularité de ce métier est qu’il faut être très autonome et comme tout métier, il faut être passionné car un chercheur ne sait pas ce qu’il cherche. Il peut passer plusieurs mois voir plusieurs années sur le même projet et peut être amené à voyager beaucoup.

Un chercheur gagne environ 2500 euros par mois puis plus selon sa reconnaissance et les opportunités qu’il saisit.

Arthur B, Etienne, Félix, Mattis,

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