le métier de chercheur d’aurores boréales : les pieds dans le froid et la tête dans la lumière

Le 13 février 2013, nous sommes allés à Grenoble rencontrer un chercheur spécialisé dans les aurores boréales et du système solaire, passionné par son métier, nommé Jean LILENSTEN.

Jean Lilensten

Il travaille fréquemment en collaboration avec un chercheur résidant en Laponie. Ensemble, ils ont mis au point un simulateur d’aurores boréales que nous avons eu le privilège d’observer, celui-ci nous a permis de comprendre en partie la formation d’une aurore boréale.

Jean LILENSTEN est le père de ce simulateur qu’il a appelé la « Planeterrela » en hommage aux travaux effectués par le physicien norvégien Christian Birkeland au début du XXème siècle. Il a choisi de ne pas déposé de brevet car étant chercheur au CNRS, il est payé par de l’argent public et pense donc que le fruit de ses recherches doit revenir au plus grand nombre.

Jean LILENSTEN est directeur de recherches au CNRS. Il travaille sur l’impact de l’activité solaire sur les atmosphères des planètes, dont les aurores sont la manifestation la plus connue et la plus spectaculaire. En effet, on peut en voir seulement les nuits sans nuages, sans lune et donc dans un froid polaire. Ici à Grenoble on peut les observer deux fois par an si les conditions météorologiques le permettent. Tandis qu’en Laponie, avec beaucoup de chance, on peut en voir une fois par jour durant l’hiver polaire ( de décembre à février ). Les aurores sont souvent de couleurs vertes et rouges. Ceci est lié aux différents gaz de l’atmosphère.

Pour devenir chercheur, les études à suivre sont longues et rigoureuses. Le bac est suivi de 8 années d’étude. Il faut d’abord faire une licence scientifique puis un master et 3 ans de doctorat. L’étudiant rédige une thèse et après, il effectue des stages pendant près de 10 ans avant d’obtenir un poste. Les places pour devenir chercheur sont peu nombreuses.

Les qualités nécessaires pour devenir chercheur sont avant tout la curiosité et la patience. Le chercheur à souvent besoin d’un stagiaire pour l’aider dans ses recherches lorsqu’il peine à trouver une solution. Le stagiaire est embauché pour une longue période. Cléa Serpollier, la stagiaire actuelle de Jean LILENSTEN, est à l’institut pour cinq mois.

Simulateur

Photo du simulateur d’aurores boréales prise  lors de la rencontre avec le chercheur.

Albane Antoine Tony Dylan

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